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5 infos santés janvier-février 2026

1. Association entre conservateurs alimentaires et cancer/diabète de type 2

Deux grandes publications internationales (dans The BMJ et Nature Communications) montrent une association entre consommation élevée de conservateurs alimentaires et risque accru de cancers ou de diabète de type 2 dans la cohorte NutriNet-Santé.

Les conservateurs mis en avant comme ayant une association plus élevé de développer un cancer, on peut citer : le sorbate de potassium (E202), les sulfites (E224), le nitrite de sodium (E250), le nitrate de potassium (E252), les acétates de sodium (E262) ou encore l’aide acétique (E260).

Concernant les conservateurs plus propices à augmenter le risque de développer un diabète de type 2, on peut citer : le sorbate de potassium (E202), le métabisulfite de potassium (E224), le nitrite de sodium (E250), l’acide acétique (E260), les acétates de sodium (E262) et le propionate de calcium (E282) – et des additifs antioxydants : l’ascorbate de sodium (E301), l’alpha-tocophérol (E307), l’érythorbate de sodium (E316), l’acide citrique (E330),l’ acide phosphorique (E338) et les extraits de romarin (E392).

2. Sommeil, alimentation, activité physique : l’effet cumulatif de petits gestes sur la longévité

Une étude récente montre que de très petits changements combinés dans nos habitudes quotidiennes — comme dormir 5 minutes de plus, faire 2 minutes d’activité physique modérée supplémentaire (par exemple une petite marche rapide) et ajouter une demi-portion de légumes à son repas — pourraient être associés à environ une année de vie supplémentaire pour les personnes ayant les moins bonnes habitudes de base.

Les chercheurs ont analysé les données de près de 60 000 adultes suivis huit ans via la grande cohorte UK Biobank. Les gains estimés étaient encore plus importants pour des changements plus marqués : environ plus de 9 ans de vie et de santé en bonne condition pour ceux qui combinent un bon sommeil (7–8 h), une activité physique régulière et une alimentation de haute qualité. L’étude suggère que de petites améliorations réalistes et cumulées dans le sommeil, l’exercice et l’alimentation peuvent avoir un impact significatif sur la longévité et le bien-être.

3. Vitamine D chez les adolescents : des niveaux bas associés à un excès de poids

Une étude menée en Corée du Sud à partir des données nationales de santé (2022-2023) a examiné le lien entre les niveaux de vitamine D et le syndrome métabolique chez les adolescents. Elle montre que près de deux adolescents sur trois présentent une carence en vitamine D, en particulier les filles. Les chercheurs ont observé que des taux plus élevés de vitamine D étaient associés à un IMC plus faible et à un tour de taille réduit, deux indicateurs clés de la santé métabolique. En revanche, aucun lien clair n’a été trouvé avec la tension artérielle, la glycémie ou les lipides sanguins. Cette étude suggère que la vitamine D pourrait jouer un rôle surtout dans la prévention de l’obésité chez les jeunes, sans pour autant prouver un lien de cause à effet.

Un bon taux de vitamine D est associé à un poids plus optimal

4. Santé métabolique et bien-être mental : le rôle clé des vitamines

Une étude publiée en février 2026 dans Scientific Reports a analysé le lien entre les vitamines sanguines, la santé métabolique et le bien-être mental chez plus de 600 femmes asiatiques d’âge moyen. Les chercheurs ont mesuré plusieurs vitamines (A, D, E, K et celles du groupe B) et les ont comparées à des indicateurs comme la glycémie, l’insuline, le cholestérol et le stress perçu.

Des niveaux plus élevés de vitamines B (notamment B1 et B6) ainsi que de vitamine D étaient associés à un meilleur profil métabolique, avec une meilleure sensibilité à l’insuline et un HDL-cholestérol plus élevé. Le folate (vitamine B9) était lié à un stress perçu plus faible.

À l’inverse, certaines vitamines comme A et E semblaient associées à un risque métabolique plus élevé, probablement en lien avec les taux de lipides sanguins. Les auteurs rappellent qu’il s’agit d’une étude observationnelle : elle montre des associations, mais ne prouve pas un effet direct des vitamines.

5. Effets des antioxydants alimentaires sur l’exercice et la performance sportive

L’International Society of Sports Nutrition a publié une position officielle sur les antioxydants alimentaires et le sport après avoir passé en revue de nombreuses études scientifiques. Les antioxydants — présents dans certains aliments riches en vitamines, minéraux et composés végétaux — aident à neutraliser les radicaux libres produits pendant l’effort, ce qui peut favoriser la récupération après un entraînement intense.

Cependant, l’effet des antioxydants dépend de nombreux facteurs — le type, la dose, le moment de consommation et les besoins individuels — et des doses trop élevées peuvent réduire les adaptations naturelles des séances d’entrainement. Les experts recommandent en priorité une stratégie axée sur l’entraînement régulier, car il améliore les défenses antioxydantes du corps avant de recourir à des compléments.

Une alimentation riche en aliments bruts (fruits, légumes, noix, poissons, œufs) reste la meilleure source d’antioxydants, et les compléments sont surtout utiles en cas de carences, de périodes de stress intense ou de récupération difficile. Enfin, quelques compléments bien étudiés comme la créatine, les oméga-3, le jus de cerise ou l’astaxanthine peuvent aider la récupération sans nuire aux adaptations à l’entraînement.