1. La choline : molécule naturelle efficace contre le diabète
La choline est une vitamine produite par l’organisme, mais pas toujours en quantité suffisante. Heureusement, elle est également présente dans certains aliments.
Une étude récente de l’UCLouvain montre que la choline, lorsqu’elle est transformée dans l’intestin en une molécule appelée « TMA », exerce une action anti-inflammatoire et protège ainsi contre le diabète.
Le diabète résulte d’une inflammation chronique ; cette molécule permet de la réduire et, par conséquent, de diminuer significativement le risque de développer un diabète.
La consommation régulière de jaune d’œuf (meilleure source de choline), de poisson, de bœuf, de volaille, de produits laitiers, ainsi que de légumineuses et d’oléagineux, permet de couvrir les besoins en choline et donc de prévenir le diabète. Une supplémentation peut être recommandée chez les personnes présentant un prédiabète.
2. Un microbiote intestinale sain protège du diabète, de l’obésité et du syndrome métabolique
Une grande étude publiée dans Nature (décembre 2025) montre que certaines bactéries de notre intestin sont associées à une meilleure santé, tandis que d’autres sont liées à des profils moins favorables (obésité, diabète, etc.).
Bonne nouvelle : l’alimentation peut modifier le microbiote (une confirmation de plus).
Des changements alimentaires augmentent les “bonnes” bactéries et réduisent les moins favorables.
En clair : ce que nous mangeons influence notre microbiote, et notre microbiote impact directement notre santé.
Pour entretenir ou retrouver un microbiote intestinal optimal, il est conseillé de miser sur : fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes, oléagineux, aliments fermentés (kéfir, yaourt, légumes lactofermentés, kombucha, choucroute) tout en réduisant au maximum les aliments ultra transformés.
En bref, retrouver une alimentation simple et brute.
3. L’alimentation, en particulier de type méditerranéenne, protège des troubles psychiques
Une grande étude scientifique publiée dans Nature (décembre 2025) montre qu’une alimentation saine est associée à moins de risques de dépression, d’anxiété et de démence.
Pourquoi ? Parce que certains aliments aident à réduire l’inflammation dans le corps et à améliorer le métabolisme — deux mécanismes fortement impliqués dans le fonctionnement du cerveau et de l’humeur.
Les habitudes alimentaires les plus protectrices ressemblent au régime méditerranéen
✅ À privilégier au quotidien :
🥦 Légumes (verts, colorés, crus et cuits)
🍎 Fruits frais
🥣 Céréales complètes
Légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots secs)
🐟 Poissons gras (sardines, maquereau, saumon 1x/semaine max, hareng)
Bonnes graisses (huile d’olive extra vierge ou colza, noix, amandes, avocat, graines de chia)
🥛 Aliments fermentés (yaourt, kéfir, kombucha, choucroute, légumes lactofermentés)
🚫 À limiter (sans surprise) : aliments ultra-transformés, sucre raffiné, huiles riche en oméga-6 (tournesol, soja, maïs, arachide), l’excès de viande rouge et grasse, les aliments frits ainsi que la cuisson à haute température des aliments.
Améliorer son alimentation n’impact pas que le poids. C’est aussi un vrai levier de prévention pour le cerveau et la santé mentale, via des effets biologiques mesurables sur l’inflammation et le métabolisme.
L’alimentation brute et riche en micronutriments est la plus protectrice pour la santé mentale et physique.
4. Les cures de jus « détox » sont néfastes pour le microbiote intestinale
Si certaines personnes veulent se lancer dans une cure de jus « détox » après les fêtes, lisez d’abord ceci.
Une étude publiée en 2025 dans la revue Nutrients montre qu’une alimentation composée uniquement de jus de fruits et légumes pendant 3 jours peut déjà entraîner des modifications défavorables du microbiote intestinal.
Ce que les chercheurs ont observé :
👉 Une augmentation de bactéries intestinales associées à l’inflammation et à une fragilisation de la barrière intestinale,
👉 Un déséquilibre du microbiote (dysbiose),
👉 Effets absents ou atténués lorsque les jus sont consommés avec des aliments végétaux entiers.
Pourquoi ces effets délétères ?
Les jus sont riches en sucres simples mais pauvres en fibres, essentielles pour nourrir les bonnes bactéries intestinales et produire des composés anti-inflammatoires (acides gras à chaîne courte). Sans elles, certaines bactéries moins favorables prennent le dessus.
En conclusion, une alimentation végétale n’est bénéfique que si elle contient des fibres et qu’elle est peu transformée.
À noter que l’étude ne précise pas clairement quels types de jus ont été utilisés. Il s’agit d’un mélange de jus de fruits et de légumes. En choisissant exclusivement des jus de légumes, on réduit d’office la teneur en sucres simples. En revanche, ces jus restent pauvres en fibres et ne sont donc pas forcément recommandés non plus.
5. Du café et du chocolat pour réduire le vieillissement cellulaire ?
Une étude publiée en décembre 2025 dans la revue scientifique Aging a analysé le lien entre la théobromine (un composé présent surtout dans le chocolat noir, mais aussi dans le café et le thé) et le vieillissement biologique.
Résultat : les personnes ayant des niveaux plus élevés de théobromine dans le sang présentaient en moyenne des marqueurs de vieillissement cellulaire plus lents, mesurés grâce à des horloges épigénétiques (basées sur l’ADN).
Important : il s’agit d’une association, pas d’une preuve de cause à effet. Cela ne veut pas dire que manger du chocolat ou boire du café ralentit le vieillissement à eux seuls.
Conclusion : certains composés présents dans le chocolat noir, le café ou le thé pourraient être liés à un vieillissement cellulaire plus favorable, dans le cadre d’une alimentation optimale.