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Comment stimuler sa thyroïde naturellement (part 3) ?

Si la thyroïde est saine mais fonctionne à la limite basse de ses capacités, l’objectif est de lui fournir les conditions optimales pour produire, convertir et utiliser correctement les hormones thyroïdiennes.

Lire la partie 1 et 2

  1. Assurer un apport suffisant en iode

L’iode est indispensable à la fabrication de la T3 et de la T4.

Sources :

  • poissons et fruits de mer,
  • algues (avec prudence car certaines sont très riches en iode et en sel),
  • produits laitiers,
  • œufs,
  • sel iodé (en quantité modéré).
  1. Corriger les carences en sélénium

Le sélénium participe à la conversion T4 → T3 et protège la thyroïde contre le stress oxydatif.

Sources :

  • noix du Brésil,
  • poissons,
  • œufs,
  • viande.
  1. Optimiser l’apport en fer

Une ferritine basse peut limiter la synthèse hormonale même sans anémie.

Sources : viande rouge, lentilles, œufs, oléagineux.

  1. Optimiser l’apport en zinc

Le zinc participe à plusieurs étapes du métabolisme thyroïdien.

Sources : œufs, fruits de mers, poissons, oléagineux.

  1. Corriger toutes les autres carences potentiels

Les vitamines A, B12 et D ainsi que le magnésium notamment.

  1. Soutenir la santé hépatique

Le foie étant un site important de conversion T4 → T3, il convient donc d’en prendre soin :

  • limiter/éviter l’alcool ;
  • opter pour une alimentation à IG bas ;
  • réduire l’insulinorésistance ;
  • limiter au maximum la prise de médicaments type paracétamol sur une période prolongée ;
  • traiter un éventuel foie gras ou une inflammation hépatique.
  1. Préserver/développer la masse musculaire

Les muscles participent aussi à la conversion périphérique de la T4 en T3.

L’entraînement en résistance et une activité physique régulière sont généralement bénéfiques pour la production hormonale et la santé de façon global.

  1. Éviter les restrictions calorifiques extrêmes

Les régimes très hypocaloriques et les jeûnes prolongés peuvent réduire la production de T3 afin d’économiser l’énergie. Il est donc inutile de réduire trop drastiquement son apport en énergie car cela se montre contreproductif à moyen/long terme.

  1. Rechercher une maladie auto-immune ou une intolérance au gluten

Si la thyroïde est attaquée par le système immunitaire (par exemple Thyroïdite de Hashimoto), il est toujours pertinent de vérifier s’il y a la présence d’une maladie cœliaque. En effet, les personnes atteintes de Hashimoto ont un risque plus élevé de présenter une Maladie cœliaque que la population générale. Dans ce cas, il est indispensable de supprimer le gluten de son alimentation car ce dernier déclenche une réaction auto-immune dans l’intestin et risque d’aggraver la situation.

S’il n’y a pas de maladie cœliaque, il peut tout de même être pertinent d’opter pour un régime sans gluten, car cela peut néanmoins diminuer certains anticorps thyroïdiens. Si aucune amélioration n’a lieu, le gluten peut être consommé « normalement ».

  1. Optimiser le sommeil et réduire le stress

Le manque chronique de sommeil influence l’axe hypothalamo-hypophyso-thyroïdien et le métabolisme global.

De plus, un excès de stress prolongé libère du cortisol, une hormone qui freine la production des hormones thyroïdiennes.

Prendre davantage de repos après une période de surmenage où de stress important est essentiel pour retrouver un meilleur fonctionnement de la glande thyroïde.

En résumé, les facteurs les plus souvent négligés sont : carence en fer (ferritine basse), déficit en iode, déficit en sélénium, maladie cœliaque/intolérance au gluten, foie enflammé/gras, une restriction calorique trop importante ou encore une période de stress prolongée et un manque chronique de sommeil.

Un traitement à base d’hormones thyroïdiennes peut tout de même être nécessaire en fonction de l’état de la thyroïde. Néanmoins, il convient toujours d’optimiser tous les points qui ont été expliqués dans cette 3e partie.