1. Protéines et musculation : la Whey légèrement meilleur que d’autres protéines
Une méta-analyse publiée en août 2026 dans Frontiers in Nutrition a analysé 36 essais contrôlés randomisés, représentant 1 552 participants, afin de comparer différentes sources de protéines associées à un entraînement de résistance.
Pour l’augmentation de la masse maigre, la whey arrive en tête des différentes sources étudiées, avec un gain moyen estimé à environ +1,24 kg par rapport au placebo. Le lait (+1,18 kg) et la caséine (+0,92 kg) suivent.
L’analyse dose-réponse suggère qu’avec la whey, les bénéfices pourraient atteindre un plateau autour de 30–35 g/jour de supplémentation. Il s’agit toutefois d’une estimation exploratoire et non d’une « dose universelle ».
Chez les personnes de 65 ans et plus, l’avantage relatif de la whey semble moins marqué et la caséine pourrait être une alternative intéressante. Mais cette analyse repose sur seulement 9 essais, ce qui rend ces résultats plus incertains.
Les protéines végétales étudiées (soja, pois, riz) présentent des estimations globalement moins favorables, mais le niveau de certitude est faible à très faible pour plusieurs comparaisons. Il serait donc prématuré d’en conclure qu’elles sont intrinsèquement « moins efficaces ».
À retenir : cette étude suggère que la whey pourrait être particulièrement efficace lorsqu’elle est associée à la musculation, mais le type de protéine n’est qu’un élément parmi d’autres. La quantité totale de protéines consommée, l’entraînement, l’âge, l’alimentation globale et la régularité restent essentiels.
2. Courir le soir stimule plus l’appétit et la prise alimentaire que le matin
Une étude menée chez 35 adultes jeunes et en bonne santé a comparé les effets de la course le matin et le soir, à jeun ou après avoir mangé.
Les participants ont réalisé 30 minutes de course à 65 % de leur VO₂max, dans différentes conditions alimentaires.
Après un exercice à jeun le soir, les participants ont consommé environ 400 kcal de plus lors du repas suivant et 547 kcal de plus sur 24 h que lorsqu’ils faisaient le même exercice le matin.
Cette augmentation s’accompagnait d’une faim et d’une envie de manger plus importantes après l’exercice du soir.
Paradoxalement, l’exercice à jeun le soir entraînait une oxydation des graisses plus importante que le matin.
Prendre un repas avant l’exercice réduisait l’utilisation des graisses comme carburant, mais ne diminuait pas l’appétit ni les apports énergétiques.
À retenir : brûler davantage de graisses pendant l’exercice ne signifie pas nécessairement manger moins ensuite. Le moment de l’exercice semble jouer un rôle important dans la régulation de l’appétit et de l’apport énergétique.
3. Fruits rouges et anthocyanes : un intérêt confirmé pour la santé cardio-vasculaire
Une vaste méta-analyse a étudié les effets des anthocyanes, des pigments présents notamment dans les baies, l’aubergine, la pomme rouge, le raisin ainsi que dans d’autres fruits et légumes.
L’analyse de 18 cohortes montre qu’une consommation élevée est associée à un risque plus faible de maladies cardiovasculaires (-26 %), d’infarctus (-18 %), de diabète de type 2 (-11 %) et d’hypertension (-8 %).
Du côté des essais randomisés, 65 études ont évalué une supplémentation ou une consommation d’anthocyanes.
Les résultats montrent notamment une amélioration de la fonction endothéliale, mesurée par la dilatation médiée par le flux (FMD), un marqueur important de la santé vasculaire.
Certaines anthocyanes, notamment la cyanidine et la delphinidine, semblent présenter des effets particulièrement intéressants sur la fonction vasculaire et certains marqueurs métaboliques.
En revanche, les effets sur le cholestérol, la pression artérielle, la glycémie et la résistance à l’insuline restent globalement limités ou non significatifs.
À retenir : les données disponibles soutiennent l’intérêt d’une alimentation riche en aliments naturellement riches en anthocyanes, dans une approche globale de prévention cardiovasculaire.
Les baies font parties des aliments les plus protecteurs contre les maladies cardio-vasculaires.
4. BPCO : l’anémie est associé à un moins bon pronostic
Une étude prospective belge a analysé 32 152 patients atteints de BPCO, hospitalisés pour une exacerbation sévère.
Une anémie était présente chez 18,5 % des patients, dont près de la moitié (49,3 %) souffraient d’une anémie d’origine nutritionnelle.
L’anémie était associée à une augmentation de 30 % du risque de mortalité après la sortie et de 8 % du risque de réhospitalisation.
L’anémie nutritionnelle était notamment associée à une augmentation de 18 % du risque de nouvelle exacerbation nécessitant une hospitalisation.
Les traitements par fer, vitamine B12 ou agents stimulant l’érythropoïèse étaient associés à une mortalité plus faible dans certains sous-types d’anémie.
Il s’agit toutefois d’une étude observationnelle : ces associations ne prouvent pas que traiter l’anémie réduit directement la mortalité.
Ces résultats soulignent néanmoins l’importance de rechercher et prendre en charge les carences nutritionnelles, notamment en fer, chez les personnes atteintes de BPCO.
À retenir : chez les patients atteints de BPCO, l’anémie est fréquente et associée à un pronostic moins favorable. L’évaluation nutritionnelle, notamment du statut en fer et en vitamine B12, peut donc avoir une place importante dans la prise en charge globale.
5. Le régime cétogène pourrait avoir des effets neuroprotecteurs
Une revue récente s’intéresse aux effets du régime cétogène sur l’hippocampe, une région essentielle à la mémoire et aux fonctions cognitives.
Le régime cétogène modifie le métabolisme énergétique du cerveau en augmentant notamment l’utilisation des corps cétoniques comme source d’énergie.
Les données suggèrent également des effets possibles sur la neuro-inflammation, les neurotransmetteurs, la plasticité synaptique et la régulation épigénétique.
Les résultats sont particulièrement intéressants dans l’épilepsie et font émerger des pistes concernant la maladie d’Alzheimer.
Les corps cétoniques pourraient notamment contribuer à stabiliser les réseaux neuronaux de l’hippocampe et à limiter certains mécanismes liés à la toxicité de l’amyloïde-β.
Cependant, une grande partie des données provient encore d’études animales ou précliniques, et les bénéfices neurologiques à long terme restent à confirmer chez l’être humain.
A retenir : Le régime cétogène pourrait avoir des effets neuroprotecteurs, notamment en modulant le métabolisme énergétique et la neuro-inflammation, avec un intérêt particulier dans l’épilepsie et potentiellement Alzheimer. Mais ces bénéfices restent à confirmer chez l’humain à long terme, car une grande partie des données actuelles provient d’études précliniques.